mardi 17 avril 2007

Quelques extraits

« Hitler et ses séides de Vichy avaient ressuscité les vieilles turpitudes médiévales : la rouelle et le bonnet pointu du Moyen Age étaient remis à l’honneur, mais comme tout le monde savait lire en ce vingtième siècle de progrès, on avait ajoutė l’écrit au symbole et le mot ‘juif’ se détachait en lettres noires, très denses »

« Huit semaines après, il ne restera rien de ces enfants.
Rien.
De la cendre en Pologne »

« Avez-vous jamais portė une étoile jaune sur la poitrine ?
Une grande étoile aussi large que la main, s’
étalant bien en vue, à la hauteur du cœur ? »


« Tant que l’administration policière n’aura pas exprimé ses regrets pour la rafle de ce 16 juillet 1942, nous pourrons déduire de ce refus de dénoncer le passé, que cette action n’était pas vraiment répréhensible.
Pourquoi n’a-t-on pas trainé sur le banc d’infamie ces criminels qui livrèrent des milliers d’enfants a la Gestapo ?
Jusqu'à mon dernier souffle, je témoignerai contre cette institution policière qui n’a jamais reculė devant l’ignominie »

« Nous ne savions pas que c’était la police française que nous devions craindre.
Nous ignorions que cette institution irait au-devant des revendications des nazis.
Comment pouvions-nous envisager que les chefs de la police française allaient suggérer à la Gestapo, non seulement l’arrestation des femmes, mais également celle des enfants.
Hypothèse invraisemblable.
Complices forcenés des bourreaux, les responsables de la police française estimaient qu’il ne devait pas rester de traces de leur méfaits.
Il ne fallait pas de survivants pour se souvenir des exactions commises en France par des Français. Les enfants ne devaient pas pouvoir témoigner sur l’assassinat de leurs parents.
Au four, les enfants ! »


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